Lettre au Premier Ministre : bons de transports, carte professionnelle, covoiturage
Correspondance envoyée au Premier Ministre le 13/10/2005 :
"Monsieur le Premier Ministre,
On a annoncé que les foyers belges se verraient offrir un chèque de 75 euros de la part de leur gouvernement. Ceci serait mis en place pour compenser l'augmentation des dépenses des ménages en énergie. On parle aussi en France de telles mesures sociales.
A mon avis, nous pourrions mettre en place en France une mesure s'inspirant de nos amis belges. Nous pourrions "offrir" des bons échangeables contre des billets de transport urbain ou de transport régional (TER). Il vaut mieux éviter de donner de l'argent de façon directe, soit par crédit d'impôt ou par chèque bancaire : le but n'est pas seulement de compenser l'augmentation des prix pétroliers, mais aussi de promouvoir les transports en commun. Sous la forme de ce cadeau incitatif, je propose des "chèques transports en commun", inspirés du modèle "chèque restaurants". Ils seraient échangeables par exemple au guichet SNCF lors de l'achat du billet ; la SNCF se ferait plus tard rembourser par l'Etat. Avantage du concept : aucune dépense supplémentaire pour les régions (en charge du TER). Enfin, ce système offrirait un autre avantage non négligeable : tous les receveurs de "chèques transports en commun" ne les utiliseraient sans doute pas, d'où une économie par rapport au crédit d'impôt ou des chèques bancaires de fin d'année.
Par ailleurs, on connaissait déjà l'abonnement de travail. Mais ne pourrait-on pas donner à chaque travailleur en France une carte professionnelle donnant droit à une réduction permanente et offerte entre son domicile et son lieu de travail ? Ainsi, plus d'obligation de prendre le train chaque jour (comme avec l'abonnement) mais la possibilité de le prendre une ou deux fois par semaine, lorsque les horaires sont plus souples ?
Enfin, à quand les péages autoroutiers pondérés par le nombre d'occupants de la voiture ? Ce serait le moment de favoriser le covoiturage.
Je laisse vos collaborateurs examiner ces idées qui pourraient encourager les Français à avoir une attitude plus respectueuse de l’environnement.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de mes sentiments les plus respectueux."